Fantasmagorilles II - Saddam et go more

par Walther Pépéka

Dépot légal 2009.


 

Chapitre I

 

 

 

  Du haut des collines qui surplombaient Bagdad, on embrassait tout l’horizon, sans pour cela avoir besoin de mettre du rouge à lèvres Diorific. La ville, massée comme un banc de colins Picard, était sillonnée de fines artères, charriant un flot de badauds ininterrompu. On distinguait même les grands boulevards, du sommet de l’Al Igothay, la plus haute montagne de l’Atlas Irako-Kurdistanais après le Kilimandjaro. Et l’avenue Al Allah, qui traversait toute la cité d’est en ouest, la coupant en deux comme on partage un fromage à raclette Entremont. Tous les bâtiments officiels s’y trouvaient.

Dans la mégapole, les buildings gris semblaient cuire dans un four à pyrolyse Scholtès. L’air sortait brûlant des toits, dansant comme des Gitanes transparentes. On aurait pu palper et fumer la canicule… Sans filtre. Les rayons du soleil rebondissaient, surmultipliés, sur le sable alentour, plus chaud que Sylvia Kristel. A griller un feu rouge !

Sur la droite, on distinguait les colonnes et le minaret immense du C.D.J.(1), où Saddam entassait les opposants au régime, comme un Suisse Allemand moyen empile ses lingots dans une banque zurichoise. 

Les cheminées des usines à décapsuleurs vomissaient leur fumée âcre et noire sur les façades des immeubles. Fonçant le décor déjà triste comme un accord final de symphonie pathétique.

Le glouglou bouillant des pipe-lines, bourrés de pétrole sous pression, couvrait presque le bruit de la circulation, constituée de soixante-quinze pour cent de gros bus crasseux Lada et de vingt-cinq pour cent de mobylettes Peugeot 103 et autres Solex rhumatisants. Parfois, la Rolls d’un nabab écrasait un piéton ou un motocycliste. Rétablissant l’échelle des valeurs. Le chauffeur changeait alors les pneus souillés en se pinçant le nez et en bougonnant, pendant que l’émir tapait du talon sur le plancher de sa Silver Shadow. En attendant que ce soit enfin terminé.

 

  Descendant davantage dans la ville, on voyait pointer les canons à chaque fenêtre, aussi nombreux que les drapeaux français à Paris, un quatorze juillet. Chaque citoyen avait appris dès la prime enfance « La Bagdadaise », l’hymne irakien. Qui n’avait aucune parole, pas plus qu’elle ne nécessitait une portée musicale. C’était un air qui se chantait avec des obus. Plus on en tirait, moins les autorités trouvaient qu’on chantait faux. Le Marakoubrah(1) contrôlait tout. Le plus important, aux yeux du gouvernement, était que les obus soient halal.

Un peu plus loin, en suivant l’avenue Al Allah, on croisait le cours Al Abel, dont les bâtiments étaient à dominance bleue. On tombait alors sur le seul jardin de Bagdad, un square de dix mètres sur dix où Crash et San-Milton auraient à peine pu entreposer un cinquième de leur matériel de bodybuilding. Néanmoins, les plantations y étaient harmonieuses. Un acadicus gigantis à écorce oligophène étalait son haut feuillage callipyge sur un parterre de polyficum orchidæ, dont les fleurs violettes formaient un élégant tapis odorant. Malheureusement, empoisonné.

A quelques pas, vers la droite, après la petite rue Al Halimit, surgissaient du bitume les deux palais de Saddam père et fils. Celui du fils avait été construit à sa naissance. Il était en forme de landau, et, au centre, une haute et fine tour se terminait par une énorme boule d’or, le tout faisant penser à un hochet. Marque d’amour d’un père à son descendant mâle et successeur, le palais du dauphin semblait fait de sucre d’orge, tout de rose et d’argent, enluminé à l’extrême. Il jurait franchement avec le reste des constructions, et surtout avec l’imposant palais présidentiel, monolithique et bétonneux, qui le côtoyait.

Quand il s’agit de leur rejeton, même les dictateurs ont un cœur dans leur poigne de fer, à la place du poil.

 

  Au-delà des barbelés et des grilles, les fenêtres du palais coloré égayaient les murs jaunes, aux senteurs de pain d’épice et de harissa. De l’une d’elles, particulièrement, un bruit perçait, qui brisait l’apparente quiétude environnante.

Des hurlements de femme. Des fracas de meubles et de verre brisé.

A l’intérieur, Glog, l’homme de poing de Saddam junior, son tueur assermenté, était en train de rouer de coups Amshra Sankir. Mais pas un passant ne tiquait. Au contraire, à entendre les terribles chocs, on pressait le pas en serrant plus fort sur son cœur son sac Longchamp, ou, si on était accompagné, on toussait à tue-tête en se racontant la dernière de Rachid et Fatima. En souriant de toutes ses dents en or.

Pourtant, les cris sauvages de la jeune femme, la terreur qui suintait d’elle, avaient de quoi donner la chair de poule à un canard laqué !

 

  Les pieds sur son bureau, Saddam junior contemplait la scène, attentif à chaque coup donné par la brute.

Glog fit un quart de tour à droite, puis pivota brusquement, poing en avant, d’un autre quart de tour à gauche. Explosant la pommette d’Amshra. Striant le mur de rouge. Elle émit un gargouillis affreux en tombant. Ouvrant des yeux horrifiés vers ses deux canines qui gisaient sur le plancher, à un centimètre de ses yeux boursouflés. Cette fois, elle était défigurée des deux côtés. Folle de douleur, elle réalisa que même le meilleur masque régénérant de Clarins ne pourrait plus jamais l’aider à sauver la face. Elle n’oserait plus reparaître devant son petit ami. Même morte. 

L’énorme tueur la saisit à la gorge, la relevant sans plus d’effort que si elle avait été un sac plastique de chez Tati vide. Il la fit se mouvoir au bout de son bras gauche tendu, calculant l’angle du coup qu’il allait porter.

Il n’y avait plus grand-chose d’intact sur le visage d’Amshra Sankir.

Il recula son poing droit pour frapper, sous le regard bienveillant de son patron. A l’instant où son biceps allait se détendre, pour mettre un point final à la vie déjà vacillante de la jeune femme, il s’interrompit pour pousser un grognement. Saddam junior lui-même sursauta dans son fauteuil.

 

  Un bruit sourd venait de résonner dans le couloir, de l’autre côté de la porte.

 

*  *

*

 

  Avant de se retrouver, hors d’haleine, dans le bureau du colonel Bouzsjdbeck, Luigi dalla Chiesa avait eu à faire face à une situation doublement stressante, et nous devons sur ce point quelques explications à nos lecteurs.(1) A l’instant où il avait vu « Virtual Dub » Monkey, son videur, saisir au collet un de ses clients à l’entrée de son cabinet de voyance, il avait voulu ouvrir la porte, et se ruer au secours de la victime. Mais c’était oublier que l’issue avait été fermée à clé, à sa propre demande. Il en était à glapir un retentissant « Mamma mia ! » en moulinant de ses longs bras fins comme des tuyaux d’arrosage Gardena, quand un flash terrible le surprit. Il était pourtant habitué à ces visions extatiques, arrivant sans prévenir, et qui lui dévoilaient l’avenir de ses consultants. Mais celle-ci était terrifiante. Il vit surgir le général Boll devant lui, comme un hologramme, réaliste à presque pouvoir le toucher !

Le pauvre était agenouillé, une lourde chaîne au cou, une barre de fer plaquée dans son dos pour maintenir ses deux bras prisonniers, ligotés en arrière. Le visage plein d’ecchymoses. Le béret tombé au sol, froissé, souillé, dans le sang répandu sur le ciment d’une cellule pestilentielle.

Il avait vu ensuite une foule le pointer du doigt, l’accuser de trahison, de s’être vendu à l’ennemi. Il l’avait vu marcher à la potence, qui ressemblait en même temps à une chaise électrique, et tout autant à la guillotine. Et puis, par-dessus cette abominable image, il avait vu, en lettres d’or en relief, se superposer le mot « Innocent ! ».

Et l’instant d’après, il avait aperçu un mâle visage qu’il ne reconnaissait pas, des yeux décidés, le cheveux brun et ras, vêtu d’un uniforme de haut gradé, à côté d’un cheval bai. Un visage souriant. Sur sa poitrine, il y avait une étoile très brillante. Le regard magique de Luigi dalla Chiesa avait zoomé sur elle. Et il avait pu lire, en tous petits caractères gravés dans le métal, cette phrase : « A mon sauveur, le général Boll, éternellement reconnaissant. »

Et la vision avait stoppé d’un coup. Tout était retombé dans le silence. Ou plutôt, dans les cris de son client, que « Virtual Dub » Monkey massacrait consciencieusement à l’extérieur.

Luigi comprit qu’il fallait agir immédiatement. Et Tant pis pour ce client-là. D’ailleurs, à force d’en réduire le fichier comme peau de chagrin, « Virtual » allait peut-être finir par l’acculer à reprendre du service à l’école J.J.O. !

Dans ce cas, il fallait absolument courir dare-dare au secours de son ex-supérieur.

Mais ce n’était pas seulement l’opportunisme qui poussait le suisse italien à tenter quelque chose. Il avait une réelle sympathie pour le général, et il avait senti que l’officier la lui rendait bien.

Luigi dalla Chiesa prit son fauteuil de ministre, et entreprit de le faire rouler jusqu’au minuscule vasistas K par K qui constituait sa seule issue de secours.

Il était maigre. Très maigre. Mais l’était-il assez pour passer à travers cette toute petite ouverture ?

- Quand la tête passe, tout passe, se dit-il, ayant réussi à avancer tout son crâne dans le trou.

Il se contorsionna pour faire glisser dans le cadre de PVC ses épaules aussi filiformes qu’un cintre de chez Verbaudet. Mais au bout d’un moment, l’affaire devint impossible.

Il tenta de revenir en arrière, mais s’il pouvait s’appuyer, pour sortir, sur le dossier de son fauteuil solidement conçu par Marcel Troudbal, il n’avait aucun point sur lequel imprimer un mouvement pour revenir à l’intérieur.

Il était bloqué.

La seule solution était d’attendre qu’un passant arrive devant la fenêtre, et de lui demander de l’aide. Mais l’ouverture donnait sur une ruelle très peu fréquentée. Le bureau avait été ainsi construit, avec une poterne partant d’une chambre, et sortant de l’autre côté du bâtiment. Pour offrir au médiumissime la possibilité de s’éclipser en cas de visite de la police, ou des fonctionnaires des finances.

Il pouvait attendre des heures, dans cette position !

Il réalisa soudain que « Virtual Dub » Monkey était dehors, et qu’en criant très fort, il avait une chance d’être entendu de lui. Mais quand le gorille tapait, il était sourd, jusqu’à ce qu’on brandisse une bande dessinée Strange ou Surfeur d’Argent sous ses yeux.

Lors de ces crises, Luigi avait tout essayé, les cris, les coups, l’électricité, même le jet d’eau du Kärcher à pleine puissance mais rien n’avait marché, à part ça. C’était le seul point faible du « lion », quand il était lâché.

Luigi avait une petite chance, néanmoins, que le client ait réussi à s’échapper, et que « Virtual Dub » Monkey, soufflant, grognant, finisse par ouvrir ses oreilles. Il allait hurler quand il vit deux silhouettes s’avancer dans la ruelle.

Il aurait voulu bondir de joie, mais il ne pouvait presque plus bouger.

Au moment où il allait les héler, son pouls monta à cent cinquante.(1)

Il venait de reconnaître son percepteur d’impôts et l’huissier qui l’accompagnait, que son gorille avait vidés sans ménagements, quelque temps plus tôt. Ils s’approchaient dangereusement… Luigi commençait à entendre leur conversation.

Il ne voulait surtout pas perdre la face. Ils en auraient profité, le voyant en position de faiblesse, pour lui réclamer les arriérés(2). Il s’immobilisa, comme une tête de cerf empaillée au mur du grand salon de Buckingham Palace.

- Tout de même, disait l’huissier, vous ne voulez pas faire donner les gendarmes ?

- Non, non, vous avez vu comment il a plié ma voiture ? Et puis, j’ai une réputation. Que penseraient les gens s’ils apprenaient qu’un agent des impôts a pris une déculottée pareille ? Ils prendraient tous des gardes du corps, je vous le dis. Ça leur coûterait moins cher d’ailleurs ! Et alors, les recettes, pffuuit !

- Mais, tout de même, nous n’allons pas nous avouer vaincus. Par derrière, il y a cette issue que je voulais vous montrer. Les gendarmes pourraient entrer par là !

- Et après ? Vous avez pensé à APRES ? gémit le fonctionnaire des impôts. Ils me connaissent, ces deux lascars, j’habite juste à côté. Vous, vous pouvez parler, vous êtes de Berne, alors…

 

  Luigi entendait claquer les dents du contrôleur. Intérieurement, il sourit. « Virtual » avait de bons côtés, quoi qu’on en dise…

- Je suis de Berne, peut-être, reprenait l’huissier, qui n’avait pas eu l’occasion de se frotter assez longtemps au bibendum du cabinet de voyance pour adopter un profil bas, mais je connais le droit, moi, et je… Oh ! Regardez ! Quelle mégalomanie !

Il pointait son doigt vers le buste de Luigi, sortant du mur. Immobile comme une statue.

- Ca c’est inouï ! siffla l’inspecteur. Une effigie de lui, en cire, comme enseigne ! Il y en a qui ne doutent de rien !

- C’est assez ressemblant… fit l’huissier, en se grattant le menton.

- Oui, quoiqu’un peu rougeaud, mais il y a le souci du détail. On voit même comme qui dirait des gouttes de sueur…

- C’est fou, on jurerait qu’il se concentre à mort pour faire une divination !

- Pardon, je trouve que c’est raté, de ce côté-là. On dirait plutôt qu’il une envie très pressante…

- Dites-moi, suggéra l’autre, pris d’une soudaine inspiration, on ne peut pas le coincer sur ses revenus, certes… Mais on pourrait peut-être le faire sur le plan des droits à l’urbanisme.

- Je ne vois pas ce que...

- Il n’a pas demandé l’autorisation pour construire et placer là cette horrible statue. C’est un quartier protégé, ici, monuments historiques ! Alors, on pourrait faire de fausses lettres de voisins plaignants, et ensuite…

- Et ensuite, ce serait le maire qui saisirait les instances compétentes !

- Eh oui, et nous n’aurions plus l’affaire sur les bras.

- Ce ne serait que partie remise, cher collègue ! Car le maire, ici, peut faire valoir son bon droit sans enflammer la presse. Et alors, si le bonhomme est coffré…

- Car il le sera bien sûr.

- Il résistera !

- Voie de fait sur agents !

- Crac dedans !

- Et là…

- Oui, c’est là que nous reviendrons à la charge...

Luigi n’entendit pas la suite. Les deux hommes avaient tourné au coin de la rue.

Il attendit encore un moment, scrutant le silence.

Pour ne pas faire retourner les fonctionnaires sur leurs pas. Rassuré à l’idée qu’une fois sorti de sa fenêtre, il n’exposerait plus rien dans la rue qui puisse lui être reproché par la mairie.

Ces deux pâles conspirateurs en seraient réduits au ridicule. Et à un cuisant échec.

- Virtouaaaaal ! Virtouaaaaaaaaaal ! hurla-t-il enfin.

Après un instant, il vit surgir le gorille au bout de la ruelle. Il avait reconnu la voix de son maître, et accourait comme un bon toutou de chez Pathé Marconi.

- Qu’est-ce que t’as Luigi ? gronda-t-il, essoufflé d’avoir couru jusqu’à lui. Qu’est-ce que tu fous ?

- Sors-moi dé là, grinça la girouette vivante. Et d’abord, qu’est-cé qué tou as fait dou clienté ?

- Il m’a filé entre les doigts. Il avait une Yamaha FJR 1300 AS. Ca va vite une Yamaha FJR 1300 AS. Tu veux que je lui coure après ?

- Ma cazzo, ma qué palé, ah, tiré-moi dé là, qué yé sens plou mes yambes, allez, Madonna mia, tire, yé té dis !

Le bonhomme Michelin vivant tira Luigi dalla Chiesa de son piège. Sans effort apparent. Mais à la sortie, le médiumissime, grimaçant, aurait affiché au moins quatre centimètres de plus sur un mètre de couturière, offert par les machines à coudre Brother.

- Béné, ça né fait rien ! Mainténant, Virtoual, tou va dans mon boureau, tou ouvres l’armoire dé droite, y’a pas la clé, c’est pas grave, tou fractoures, et tou té sers. Dédans, il y a toute ta collection dé Strange magazines, qué yé t’avais confisquée.

- Ah ouais ?

- Si, Crétino, et allora, tou fermes la porta dé l’agenzia, tou té claquémoures dans mon boureau, et tou lis, tou lis, touté la yournée si tou veux, ma, per favoré, tou n’ouvres… A PER-SON-NA ! Capito ?

- Euh, ouais. Mais répète plus doucement, Luigi, steplaît ?

 

  Quand « Virtual Dub » Monkey eut saisi toutes les subtilités du discours tenu par son associé et patron, il fonça vers le bureau comme un 4X4 Porsche Cayenne laissant les trois quarts de ses pneus BF Goodrich sur le bitume. Les yeux plus clignotants qu’un arbre de Noël.

 

  Luigi s’en alla rassuré. Au moins, pendant son absence, rien n’arriverait aux clients.

 

  C’est en nage qu’il avait bondi dans le hall de l’école Jean-Jacques Oubien. Il avait couru comme un dératé pour essayer d’empêcher l’arrestation du général Boll. Mais il était arrivé à l’instant où on l’emmenait, menotté, vers le « petit coin ».

Il s’était affalé sur une banquette, le cœur battant, avec un terrible sentiment d’impuissance. Comment faire pour aider le patron du service Action Muscles ?

 

  Il s’était mis à déambuler dans les couloirs, en quête d’inspiration, ou d’intuition, espérant un nouveau flash, ou un signe qui l’aurait mis sur la voie.

Mais rien.


  En passant devant la machine à café Selecta, il se dit qu’il en prendrait bien un. Il appuya sur le bouton correspondant à la nouvelle version de café pur arabica additionné d’huile de foie de morue « La Villageoise », dont la télé rabâchait que c’était un miracle, et que ça multipliait les orgasmes.

 

  En effet, quand il eut descendu dans son gosier le contenu brûlant du gobelet, il se sentit un autre homme. Et son regard accrocha une série de photos Agfa sur le mur. Des clichés ressemblant à des photos de classe, avec tous les agents des années passées. Les majors de promotion. Les gradés. Sur la droite, un cadre l’aimanta littéralement. C’était l’image d’un homme volontaire, aux cheveux noirs, ras. On le voyait en pied, souriant, en uniforme, tenant les rênes d’un pur-sang bai qui piaffait à son côté. Exactement l’homme que Luigi avait vu dans son flash ! A ceci près que sur la poitrine de cet officier, au milieu d’un paquet de décorations, il n’y avait pas encore de petite étoile dorée !

La légende disait : « Major Crash Chpoung, tête de pont sécurité J.J.O. ».

C’était le père de Crash junior ! Crash junior, avec qui il avait été en mission déjà ! La ressemblance était frappante… Comment n’avait-il pas fait le rapprochement ?

 

  Il fallait absolument qu’il trouve le major Crash Chpoung.

 

*  *

*

 



(1) Centre de Détention Joviale.

(1) Services secrets irakiens.

(1) Nous devons aussi cinquante euros à notre mère pour son cadeau d’anniversaire, et nous le notons ici pour ne pas l’oublier.

 

(1) Il s’agit là de pulsations à la minute, et non de kilomètres-heure, Luigi dalla Chiesa étant statique. Il n’est évidemment pas question non plus de degrés, ni Fahrenheit, ni centigrades, ni plantigrades.

(2) Il s’agit ici de faire payer à Luigi des sommes déjà dues. Nous n’oserions évidemment pas traiter les employés des impôts d’arriérés. Sinon, nous aurions  mis une virgule avant, mais il aurait manqué des mots avant le virgule ! 

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